Amour, Haine et Propagande
1944-1945, l’horreur cachée (5/6)

2010 - Amour, Haine et Propagande - 5l6 - 1944-1945, l'horreur cachée

Le 6 juin 1944, les Alliés parviennent finalement à établir une tête de pont en France et à faire reculer les forces nazies. Pour ne pas freiner les ardeurs, l’état-major des forces alliées cache à la population le nombre de morts parmi les soldats alliés et parmi la population civile du nord de la France, prise en étau entre les Allemands qui battent en retraite et les Alliés qui progressent à l’intérieur du pays. Pour John Grierson, le grand maître de la propagande au Canada, il y a toute une différence entre « taire la vérité » et raconter des mensonges, ce que Joseph Goebbels, le ministre allemand de la Propagande, a fait pendant toute la guerre. Tandis que la guerre s’éternise, de plus en plus de personnes s’interrogent sur la situation des juifs en Europe. Malgré les rumeurs d’extermination de masse, les nazis n’ont jusqu’à présent rien révélé du sort tragique qu’ils ont réservé aux juifs et à certaines autres minorités. Enfin, les Allemands invitent le Comité international de la Croix-Rouge à visiter Theresienstadt, un camp de détention situé dans les environs de Prague, et dans lequel les conditions de vie ne semblent pas particulièrement difficiles. Mais cette visite est en fait une vaste mise en scène conçue pour jeter de la poudre aux yeux des observateurs du Comité international de la Croix-Rouge. Le camp de Theresienstadt sera reconnu plus tard comme l’une des nombreuses supercheries orchestrées par la machine de propagande allemande. En 1944, la tension monte au Japon devant l’épreuve de force qui attend les Japonais face aux Américains. Les deux pays sont en guerre depuis décembre 1941, mais l’armée américaine n’a pas encore tenté d’envahir le Japon. Le bombardement de Tokyo, en mars 1945, est un véritable choc pour les Japonais qui se pensaient invincibles, selon les dires de l’empereur Hirohito. Koyo Ishikawa, un photographe de la police japonaise, immortalise ce tragique événement qui fait 100 000 victimes en une nuit. Mais il découvre bien vite que ses photos n’intéressent personne. L’empereur ne veut pas reconnaître les pertes humaines tandis que les Américains ne souhaitent pas voir la brutalité de ces bombardements exposée à la face du monde. Finalement, Koyo Ishikawa décide d’enterrer ses photos plutôt que de les remettre aux autorités.

Réalisation : Julian Sher
Pays : Canada
Année de Production : 2010
Production : Radio-Canada, Canadian Broadcasting Corporation
Durée : 45 min


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